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Témoignages de la Conférence du Sud : quatre jours marqués par la grâce de Dieu

Au fil de ces quatre jours de conférence, nous avons vécu bien plus qu’une série de messages : un temps fort de communion fraternelle, d’encouragement et de transformation autour de cette thématique essentielle : se conduire selon la grâce de Dieu.

Les enseignements apportés par le pasteur Bailey Norman, venu de Marlborough, ainsi que la portion apportée par les pasteurs Jean Cartier, Tony Cooper, Dario Poloni, Georges Di Isernia et Michel Buono ont profondément touché les cœurs et nourri l’assemblée tout au long de la conférence.

Des frères et sœurs venus de France, de Suisse, de Belgique et du Royaume-Uni — notamment des églises de Nîmes, Montpellier, Lyon, Paris, Genève et Chester — ont partagé ensemble ces précieux moments de communion fraternelle.

Nous avons également eu le privilège de recueillir le témoignage de Jessica Norman, ainsi que ceux de plusieurs frères et sœurs présents durant cette conférence, traces précieuses de ce que Dieu a fait au milieu de nous pendant ces quatre jours.


Jessica Norman (Marlborough – US)

Oh magnifique Nîmes — où le soleil vient doucement caresser le visage, et où la brise légère porte avec elle l’air parfait du printemps. Le ciel brillait d’un bleu éclatant, les oiseaux chantaient à chaque coin de rue, et le parfum du jasmin flottait dans les rues comme un parfum de grâce.

 

Le culte du dimanche matin nous a accueillis avec des sourires chaleureux et de joyeux « bonjour ». Même si nous ne comprenions pas les paroles françaises pendant la louange, cela n’avait finalement pas d’importance. L’esprit et la douceur de l’adoration étaient les mêmes que dans notre église. C’était comme un petit aperçu du ciel : des croyants français et anglophones élevant ensemble leur cœur vers Christ, le Seigneur de toutes les nations. Le doux violon apportait une beauté si tendre au culte.

On voyait clairement que cette assemblée aimait profondément le Seigneur. Même sans comprendre pleinement la langue, nous comprenions leurs cœurs.

 

Le pasteur Jean et Patricia possèdent de magnifiques dons d’hospitalité, de sincérité et d’amour pour le Seigneur. Nous avons été très reconnaissants de pouvoir passer quelques jours dans leur maison et de recevoir une telle bonté authentique.

 

Oh, la beauté de Nîmes — les trottoirs de pierre, les charmants cafés aux terrasses baignées de soleil, les anciens remparts de la ville, les arènes, et la tour dominant toute la cité — c’était la cerise sur le gâteau ! Au milieu de bâtiments vieux de plus de 2 000 ans, on ne peut s’empêcher de réfléchir à l’histoire et de se souvenir que Christ a véritablement marché sur cette terre.

 

En voyageant vers Montpellier, nous avons traversé des champs d’oliviers, des vignobles et des fleurs rouge éclatant, dispersées dans la campagne.

 

Les frères et sœurs de l’église de Montpellier nous ont accueillis avec chaleur et joie. Les messages de la conférence étaient centrés sur la grâce de Dieu :

“Ses rameaux s’étendront ; Il aura la magnificence de l’olivier, Et les parfums du Liban.” (La Bible, Osée 14:6) 

Comme les branches de l’olivier, la grâce prend profondément racine dans nos vies. Elle nous transforme, et le fruit commence à apparaître — comme nous le voyons dans Galates 5* . La grâce produit beauté, force et ombre pour les autres. Même si nous traversons encore des luttes, la grâce permet à la joie de demeurer.

Nous avons ensuite été bénis par la douce harmonie de la chorale.

 

Le week-end s’est terminé par une évangélisation dans le centre de Montpellier. Un groupe de louange, ainsi qu’une représentation de mimes et du gospel ont rempli les rues de louanges au Seigneur, attirant les passants qui s’arrêtaient pour regarder.

 

Alors que nous quittons le sud de la France, nos cœurs sont remplis, nos pensées renouvelées et nos âmes plus légères.

 

*La Bible : Galates 5


Pasteur Pierre (Nîmes)

Je suis toujours ému quand je suis dans le corps de Christ, voir chacun comme un membre particulier, c’est la famille de Dieu.

J’aime revoir aussi ceux qui sont là depuis tant d’années !

Et puis ce message de la grâce ne change pas, on en découvre encore et encore à chaque fois.

Il y a aussi la simplicité des orateurs et leur amour pour leur Seigneur.

Je pourrais écrire encore tant de choses.

Un grand merci à mon pasteur, qui reste pour moi un exemple de fidélité.


Daniel (Nîmes)

La conférence : je n’aime pas le mot, mais j’aime le principe.

Je n’ai assisté qu’aux sessions de samedi, voici ce que j’en retiens :

Je pensais, depuis le temps, en savoir sur la Grâce, mais comme d’habitude, je ne savais rien.

J’ai appris qu’un peu de laine dans une boîte, glissée au fond d’une poche, est un témoignage bouleversant de la Grâce de Dieu…

J’ai appris que nous, habitants du sud de la France, étions bénis de pouvoir contempler la Grâce de Dieu au travers de nos oliviers, ou du parfum du jasmin… (et je suis béni d’avoir ces deux choses dans mon jardin. Je ne les verrai plus pareil maintenant…)

J’ai appris que recevoir la Grâce peut avoir le même effet qu’un bus pris en pleine face…

J’ai même appris que le prénom Boaz serait plus approprié pour un chien…

 

Mais, au milieu de tout ce mélange de joie, de tristesse, d’amour, de manque, de colère, de vide, d’incapacité et autres émotions bien humaines que j’ai pu ressentir, j’ai appris que la Grâce descendait, que Dieu se déposait sur toute chose quotidiennement, telle la rosée du matin, et que cela était bien suffisant…


Mira (Nîmes)

Je réalise encore une fois combien ces temps de conférence et de communion sont précieux. Dieu s’en sert tellement pour parler à nos cœurs et nous ramener à l’essentiel.

 

Pendant longtemps, je pensais, parfois sans même m’en rendre compte, que ma relation avec Dieu dépendait surtout de ma capacité à être à la hauteur et à ne pas décevoir.

Mais au fil du temps, Dieu m’a fait comprendre que tout ne commence pas par ce que je fais pour Lui, mais par la révélation de qui Lui est.

 

Cela fait maintenant presque dix ans que Dieu se sert de notre Église pour me révéler, petit à petit, la beauté et la profondeur de Sa Grâce. Pas juste un message qu’on entend, mais une réalité qui relève, qui apaise et qui apprend à s’appuyer non plus sur soi-même, mais sur qui Il est.

C’est sûrement ce qui m’a le plus profondément touchée pendant cette conférence. Comprendre encore une fois que Dieu ne cherche pas d’abord des performances spirituelles. Il cherche à nous ramener à Lui, à nous réconcilier avec Lui, notre Créateur.

Et honnêtement… quel soulagement de comprendre que notre espérance repose sur Son caractère, Sa fidélité, Sa bonté… et non sur nos propres forces !

 

Avec le recul, je réalise aussi qu’avant de connaître réellement le Seigneur, j’ai longtemps cherché la paix ailleurs. Dans certaines choses du monde, dans le contrôle, dans mes propres capacités. Mais rien n’arrivait vraiment à apaiser cette agitation intérieure durablement.

Aujourd’hui, ce qui m’apporte cette paix et cette confiance, c’est d’apprendre peu à peu à connaître qui est réellement mon Dieu. Un Dieu dont la Grâce ne s’épuise pas quand je tombe. Un Dieu qui me permet de revenir à Lui non parce que je suis digne, mais parce qu’Il est bon. Un Dieu qui ne me définit pas par mes échecs passés, mais qui m’invite constamment à regarder à Jésus.

 

J’ai aussi compris que la repentance n’est pas seulement arrêter certaines choses, mais surtout tourner son cœur vers Quelqu’un : chercher le Seigneur, revenir au Père. Et plus je me repose dans Sa Grâce, plus certaines chaînes perdent naturellement leur force.

 

Ce message m’a rappelé que je n’ai rien à prouver. Ma valeur ne vient pas de mes réussites, mais de cette intimité avec Lui. Et même lorsque je faiblis, je peux rester transparente devant Dieu, parce que Sa Grâce est encore là.

Je crois sincèrement que c’est cette Grâce qui transforme un cœur. Pas la peur, pas la pression, pas les apparences. Et quel repos de savoir que je ne dépends pas de quelque chose de fragile, mais de Quelqu’un d’éternel et d’immuable !

 

Aujourd’hui, j’avance avec beaucoup plus de confiance et de soulagement, parce que je comprends de plus en plus que si Dieu m’a portée jusqu’ici par Sa Grâce, alors c’est aussi par Sa grâce qu’Il me conduira jusqu’au bout.

 

Et je suis profondément reconnaissante pour mon Église, que Dieu utilise depuis toutes ces années pour m’enseigner, me reprendre parfois, m’édifier, mais surtout me révéler toujours davantage la profondeur de Sa Grâce.


Corinne (Montpellier)

Une conférence riche et bénissante sur le vaste sujet de la grâce de Dieu.

Ce que j’en ai retenu : c’est que la grâce est la personne de Jésus-Christ.  

Qu’elle ne nous demande pas de changer, mais qu’elle opère une transformation profonde dès que nous l’acceptons dans notre vie et que nous cherchons à découvrir Jésus intimement.

Elle est abondante, suffisante et ne demande qu’à se répandre autour de nous par le biais de nos vies.

Un temps parfait et très riche !


Yvan (Montpellier)

Ce qui m’a le plus touché, c’est de retrouver des frères et sœurs comme si nous nous étions quittés la veille. C’est vraiment formidable de se retrouver ainsi dans le corps de Christ, pour partager et écouter la Parole de Dieu.

Les orateurs ont apporté des enseignements riches, profonds et encourageants, et chaque moment de cette conférence a été un vrai plaisir. La communion fraternelle entre nos différentes églises est extraordinaire. À chaque fois que nous nous retrouvons, nous avons l’impression de retrouver notre famille.


Au travers de ces témoignages, nous pouvons mesurer combien Dieu agit différemment dans chaque cœur, mais avec une même fidélité : celle de Sa grâce qui relève, enseigne, console et transforme.

Ces quatre jours de conférence ont laissé bien plus que des souvenirs. Ils ont rappelé à chacun que notre marche avec Dieu ne repose pas sur nos propres forces, mais sur cette grâce intarissable que Dieu renouvelle jour après jour.

Que le Seigneur continue de faire grandir en nous cette confiance simple et profonde en Lui.

“Car de sa plénitude nous avons tous reçu, et grâce sur grâce.”

(La Bible, Jean 1:16)