
Chers amis,
Le mois de mars à Antananarivo a été particulièrement riche en rencontres, en découvertes… et en moments importants que nous sommes heureux de partager avec vous.
Un mois marqué par la Journée de la femme
Le début du mois (8 mars) a été marqué par la célébration de la Journée de la femme, un événement très particulier ici à Madagascar.
Des femmes venues de toutes les régions du pays se rassemblent à Antananarivo, vêtues de leurs tenues traditionnelles, pour représenter fièrement leur culture.
C’est un moment à la fois festif et profondément symbolique, qui nous a permis de mieux saisir la richesse et la diversité du pays dans lequel nous vivons désormais. Madagascar compte 18 ethnies officiellement reconnues, témoignant d’une grande diversité culturelle, linguistique et régionale.

Les célébrations de la nouvelle année malgache
Ce mois-ci a également été marqué par la nouvelle année malgache, appelée Alahamady Be.
Même si elle n’est pas vécue partout de la même manière, nous avons pu en découvrir certains aspects à Antananarivo: des rassemblements, des temps de fête, et tout un héritage transmis de génération en génération.
Nous réalisons ainsi combien l’histoire, les croyances et les pratiques culturelles occupent une place centrale dans la vie des Malgaches.
Dans cette tradition, les bougies allumées symbolisent la purification, le renouveau et la recherche de bénédiction pour commencer l’année sous de bons auspices.
C’est aussi une belle occasion de partager que Jésus-Christ est la véritable lumière du monde : non seulement une lumière symbolique, mais une présence vivante qui éclaire les cœurs et offre la vie éternelle à tous ceux qui croient en Lui.
Apprendre pour mieux aimer
Nous avons commencé, Minna et moi, des cours de malgache trois fois par semaine.
Notre sœur Andrianina nous accompagne avec patience et bienveillance dans cet apprentissage.
C’est un vrai défi… mais aussi une clé essentielle pour aller plus loin dans les relations et le partage avec les personnes que nous rencontrons.
Une rencontre qui touche le coeur : Gostine (jeune femme rencontrée le mois dernier)
Nous avions évoqué Gostine dans notre précédente lettre.
Nous avons pu la revoir, et cette rencontre a été un moment fort.
Nous avons longuement échangé sur sa vie d’étudiante, ses inquiétudes face à l’avenir, sa recherche de travail… puis, naturellement, la conversation s’est tournée vers les choses spirituelles.
En entendant à nouveau le message de l’Évangile, Gostine a fait le choix de donner son coeur au Seigneur.
Nous rendons grâce pour cela, et vous remercions pour vos prières qui ont porté ce moment.

Un début de travail auprès des étudiants
Nous avons commencé à aller à la rencontre d’étudiants universitaires.
C’est dans ce contexte que nous avons rencontré Mickaël, 28 ans, diplômé en soins infirmiers depuis deux ans… mais toujours sans emploi.
Avec son groupe d’amis, ils cherchent à s’encourager mutuellement face aux incertitudes de l’avenir.
Nos échanges ont été très riches. Nous avons pu aborder avec eux des sujets qui les touchent profondément (la peur du futur, le stress, la recherche de travail, etc.).
Nous avons cherché à relier ces réalités concrètes à la Parole de Dieu, convaincus que Dieu a quelque chose à dire dans chaque aspect de notre vie.
Mickaël souhaite nous aider à rassembler d’autres étudiants pour démarrer des temps d’encouragement et d’étude biblique. Il est lui-même responsable d’un grand groupe d’étudiants, ici à Antananarivo mais aussi sur toute l’île.
Sujets de prière importants :
• Trouver une salle pour ces rencontres
• Toucher des jeunes en fin d’études ou en recherche d’orientation
Une immersion dans la réalité locale : Faranirina
Nous avons été invités chez Faranirina pour partager notre premier véritable repas malgache dans le quartier populaire de la ville, appelé 67 Ha (à l’origine, la zone faisait environ 67 hectares, et le nom est resté).
Elle vit avec sa mère et sa grand-mère, dans une petite maison où trois générations cohabitent.
Sa grand-mère a 90 ans. Sa mère, 62 ans, continue de laver du linge à la main pour subvenir aux besoins de la famille. Faranirina, quant à elle, réalise des travaux de couture pour compléter les revenus.
Ce moment a été simple… mais profondément touchant.
Nous avons partagé l’espérance de l’Évangile, prié avec elles, et rencontré également son frère, ainsi que son neveu et sa nièce.
Faranirina est aussi une précieuse coéquipière : elle nous accompagne régulièrement dans l’évangélisation auprès des étudiants.

Communion avec les églises locales
Ce mois-ci, nous avons aussi pris le temps de visiter plusieurs églises protestantes à Antananarivo (baptistes, évangéliques, réformées).
Ces moments de culte ont été précieux et encourageants pour nous, et nous ont permis d’adorer avec des frères et sœurs malgaches.
Cela nous rappelle que, malgré les cultures et les langues, nous faisons partie d’un même corps en Christ.
Des rencontres au quotidien
Nous continuons à marcher dans notre quartier, à découvrir les lieux… et surtout les personnes.
Sur la colline, autour du stade, dans les rues — chaque jour apporte son lot de nouvelles rencontres.
Les gens sont ouverts, curieux, et posent souvent la même question :
« Pourquoi êtes-vous venus à Madagascar ? »
C’est alors une belle occasion de partager simplement que c’est l’amour de Jésus pour ce peuple qui nous motive.
Parmi ces rencontres, Joël, un homme chrétien, est en recherche d’un groupe pour grandir spirituellement.
Très réfléchi, il s’intéresse particulièrement aux questions théologiques et pourrait rejoindre nos futures études bibliques (nous en avons déjà commencé quelques-unes chez nous).


Les opportunités de Minna
Minna a également commencé à donner quelques cours d’anglais.
Ces moments sont une belle porte d’entrée pour créer des relations et ouvrir, progressivement, des discussions plus profondes.
Sujets de prière
Nous vous invitons à continuer de prier avec nous pour :
• L’obtention d’une salle pour démarrer des études bibliques régulières avec les étudiants
• La formation d’un groupe solide et ouvert parmi les jeunes
• L’obtention des visas, dont les délais s’allongent avec la nouvelle administration du pays
• La croissance spirituelle des personnes rencontrées (Gostine, Mickaël, Faranirina, Joël, Lova, Mialy…)
Merci
Nous voulons vous dire un grand merci.
Merci pour vos prières, pour votre soutien, pour votre fidélité.
Vous êtes pleinement coéquipiers avec nous dans cette œuvre que Dieu accomplit ici à Madagascar.
Nous voyons concrètement que rien de tout cela ne serait possible sans vous.
Avec toute notre reconnaissance,
[P. David & Minna]
