« Dieu est mon rocher, où je trouve un abri, mon bouclier et la force qui me sauve, ma haute retraite et mon refuge. O mon Sauveur ! » 2 Samuel 22.3

 

Jésus est Le Rocher, la Vérité immuable, le fondement éternel et parfait. C’est de Lui seul que procède l’eau de la Vie en abondance (Ex 17.6, Jn 10.10). Il a été « blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris »

(Es 53.5).

À l’opposé, le Malin est sournois, voleur, trompeur et menteur. Rempli de sagesse terrestre, il séduit aisément. Prince de la puissance de l’air, il nous tente par les convoitises trompeuses (Ep 4.22). Il cherche à corrompre nos coeurs afin de nous détacher du Rocher, seule source d’eau vive (Grâce et Vérité).  

Où allons-nous, quand nous ressentons le mal-être de notre âme ? Émotionnellement chamboulé, tout notre être s’enlise dans ses raisonnements humains (« …tout est vanité sous le soleil … » Ec 1.14). L’homme dans ce monde n’a pas de réponse, si ce n’est un autre mensonge ou une autre convoitise pour soulager l’instant !

Jusqu’à quand (Nb 14.11, 1R 18.21) l’hésitation et l’incrédulité nous garderont-ils prisonniers ? Dieu nous a donné en Christ (l’église) un abri, un refuge, une véritable protection. Peu importe notre état émotionnel, spirituel, psychologique, apprenons à venir à Lui, Il nous invite, Il nous appelle. C’est en Christ, en Sa Parole éprouvée que nous trouverons la guérison de notre âme et une perspective qui surpasse le soleil. Il est le seul capable d’éteindre les dards enflammés du Malin qui nous entraîneraient à nous perdre dans les méandres des passions de nos coeurs. 

De ce Rocher sortent aussi l’huile et le miel (Dt 32.13). C’est le Saint-Esprit, envoyé par le Fils qui nous apporte le secours et la consolation dans l’épreuve. Le miel parle de la douceur de la communion de Christ, indispensable à l’équilibre de toute notre personne. Venir au refuge, c’est être suffisamment humble pour reconnaitre notre faiblesse. Le plus difficile, c’est de faire le premier pas. Renonçons à être le roi de notre vie pour découvrir la qualité de vie dans la soumission au Roi des rois. Et si nous n’avons même plus la force d’aller, prions comme David : « Conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre ! » (Ps 61.3).   

 

Jean Cartier